Garo'Lot:

A Tonneins (46), le 9 juin, Jérome Wartel et Romain Taupenas terminent 2èmes du Garo'Lot en 03:41:16 (à 20 minutes des 1ers)

Le compte-rendu complet de Romain:

Samedi 09 juin, journée annoncée très ensoleillée mais le ciel voilé de cette matinée nous épargnera pas mal de sueur tout au long des 60km prévus aux alentours de Tonneins.
09h30, Jérôme arrive à Pessac, nous chargeons mon vélo et mes affaires et en avant pour presque 1h30 de route.
En grand habitué de l’épreuve, Jérôme connaît le coin et c’est sans erreur que nous parvenons au point de rencontre de la manifestation sportive.
Nous sommes au pied du circuit de moto-cross, au sud-est de Tonneins, sur une colline, un plateau plus exactement « culminant » à 100m d’altitude… ce n’est pas encore de la haute montagne mais de bonnes grimpettes en perspective.
Retrait des dossards, analyse du parcours qui se décline en 7 étapes différentes.
Nous commençons par 18km sur nos deux roues qui nous amènent sur la rive droite de la Garonne pour environ 5km de canoë. Débarquement rive gauche pour 4km de CO à pied à l’aide d’une carte satellite. Retour sur la rive de droite par voie maritime pour le départ du trail de 6km, reprise des VTT, pédalage, tir à la carabine, re-pédalage et épreuve finale : la CO VTT.
Il est 11h30, le départ est prévu pour 13h20, pique-nique et derniers petits réglages : camel-bak, gourdes, fixation des chaussures de course sur le sac, remise à l’endroit d’une fourche…
Jérôme m’amène sur les premiers kilomètres du circuit histoire de reconnaître un peu et de se mettre en jambe. Ce dernier roule sur un rockrider 8.2, fraichement monté, plus par obligation que par choix personnel ou sponsoring decat’ car son cadre carbone l’a lâché le weekend dernier. Il est donc dans l’attente d’un nouvel achat
Le Raid découverte part en premier, l’aventure 10 min après.
Top départ dans la descente agrémentée de 3 ornières qui ne manqueront pas de faire chuter les moins avertis ou les plus audacieux. Ça ne rate pas, 2 chutes juste devant moi, freinage d’urgence, évitement in extremis, ça passe, je continue et rejoins Jérôme.
Ça descend fort sur une route en goudron et remonte aussi sec dans un champ d’arbres fruitiers. Nous longeons durant 2 km la voie ferrée, sur un chemin de ballast (le concassé que l’on trouve sur les voies de chemin de fer), c’est épuisant, chaotique et ça n’avance pas, manquerait plus que les traverses en bois !! La boucle repasse par le départ, grosse montée le long du circuit de moto-cross et descente en single. Mon équipier m’annonce une crevaison lente, à présent sous-gonflé il manque de déjanter par 2 fois. Pause regonflage et reprise du circuit. Ça tient jusqu’au canoë. Nous voici sur notre rafiot 2 places, Jérôme à l’arrière et moi devant. La descente se passe plutôt bien, un peu moins d’une demie heure après nous commençons la CO à pied, je m’occupe de la carte et nous trouvons les 5 balises en 20 min environ, il semblerait même que nous ayons rattrapé une équipe.
Sur l’autre rive nous hissons nos embarcations et partons pour le trail qui nous fera remonter la Garonne jusqu’à nos VTT. A 1 km de l’arrivée je pars en solo pour regonfler la roue de Jérôme et éviter de perdre trop de temps. Hélas, 1 km plus loin nous sommes contraints de nous arrêter et placer une chambre à air dans le tubeless qui perd de plus en plus d’air.
Malgré la rapidité de la réparation digne des mécanos de l’écurie Renault F1, au moins 2 équipes nous passent devant, à ce stade nous sommes surement 4ème.
A nouveau en selle nous remontons jusqu’en haut du « plateau » et c’est l’épreuve du tir à la carabine, 5 plombs bien placés qui nous éviteront d’éventuelles pénalités.
1km plus loin c’est le départ de la CO VTT (ou VTT’O), Jérôme s’occupe du plan et en grand maitre de l’orientation nous gère un parcours sans faute qui nous ramène à la deuxième place.
Nous effectuons les 2 derniers kilomètres, satisfaits de cette remontée au classement mais fatigués et contents d’en terminer.
Sous l’arche d’arrivée, nous apprenons que la première équipe est à 20 min de nous, aucun regret, même sans crevaison la première place n’était pas pour nous aujourd’hui.
Ravitaillement, douche, remise des récompenses et retour sur Bordeaux, un peu usés mais heureux de notre prestation sportive et de l’organisation de cet événement.

RETEX (retour d’expérience, en langage camouflé)
- S’assurer de la présence de produit anti-crevaison dans ses tubeless !!!
- La chambre à air de rechange reste indispensable même pour les pneus tubeless.
- Les petits sacs à dos avec les ficelles (souvent offerts aux inscriptions) s’avèrent être une bonne solution pour trimballer ses chaussures de course en VTT, par dessus le camelbak.
- Chaussures shimano M162, première sortie, bon début, robustes et bon maintien, l’ajout de 2 pointes type athlétisme sur le devant devrait parfaire l’accroche dans les montées en poussage.
- Telle la fable de La Fontaine « rien ne sert de courir; il faut partir à point » Jérôme a démontré encore une fois qu’il valait mieux perdre quelques minutes en analyse de carte que beaucoup de temps en recherches inutiles et dépensières en énergie. Attentif dans les descentes où la distance passe vite et en cas de loupé… il faut remonter !!

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